Gérer le stress
Je suis quelqu’un de stressé. Aucun doute la dessus. Comment cela se manifeste t’il ? Et bien, je dirais que je crée mon propre stress.
Exemple numéro 1 : j’attends des clients qui viennent d’Europe louer un bateau. Le dossier est clair, ils atterrissent à 20 heures le jour J, et devraient donc arriver vers 21 heures. A J-1, je vérifie le dossier, et rentre à la maison l’esprit tranquille. J’ai toute la journée du lendemain pour fignoler la préparation du bateau. Seulement, le jour J, à 6h20 pétante, je me réveille en sursaut, avec un doute terrible à l’esprit : Ai-je mal lu ? Arriveraient ils à 8 heures du matin , et non à 8 heures du soir (le syndrome des Dupontd – comprenne qui peut) ? Plus j’y pense, et plus j’en suis sur. J’ai mal lu. Je vous laisse imaginer la suite : soudainement, mon esprit réalise qu’il n’a pas la journée, mais bel et bien moins d’une heure pour tout préparer. Stress. Forcement, quand j’arrive au bureau à 7h30, je relis mes notes : et non, le client arrive à 20 heures, le soir.
Exemple numéro 2 – vous remarquerez que c’est toujours relatif au boulot – d’ailleurs mon rayon de lune me fait remarquer qu’elle aimerait parfois que je stresse de la même façon au niveau de mes sentiments. Pas de chance, à ce niveau la, rien ou presque ne m’atteint (oh, le frimeur…). Bref. Je dois organiser un départ de client le matin. Puis un second l’après midi. J’ai 3 heures, voire plus, entre chaque départ. Je prévois quelque chose durant ces 3 heures. Quelque chose qui devrait me prendre dans le pire des cas 2 heures. Et bin, je stresse. Je n’arrête pas de me dire que le départ du matin va se prolonger pour une raison inconnue, Du coup, je n’aurais pas le temps de faire ce que j’avais prévu de faire entre les 2 départs, ca va être une catastrophe, je vais faire faillite, je n’aurais plus d’argent. Rayon de Lune va me quitter. Mes enfants me regarderont comme un minable. Je finirais dans la rue, alcoolique et mal lavé, et enfin, je mourrais d’inanition. On greffera mon foie à un petit enfant malade, et il fera un rejet. Je brulerais ensuite pour l’éternité dans les flammes de l’enfer. C’est pas de l’auto stress, ca ?
Alors, juste une remarque rigolote : plus il y a du vent, plus il y a du stress. Je ne sais pas si c’est parce que je suis frustré de devoir travailler au lieu de faire de la planche à voile, si parce que de toute évidence, manipuler des bateaux dans la brise, c’est toujours un peu plus délicat que dans le calme plat, ou alors peut être est ce une connectivité innée avec la planète terre, le vent étant une manifestation du son propre état nerveux – si je puis m’exprimer ainsi, et qui par conductivité psycho somatique se répercute sur mon propre organisme ? (j’en ai de la bonne à la maison en ce moment).
Enfin, en conclusion, un excellent pour moi de calmer le stress : écrire des conneries sur un blog. Ce qui serait beau, ce serait que votre propre stress s’amenuise a la lecture des dites conneries. Bon, j’ai bien conscience que c’est pas gagné, mais ce serait beau quand même.