J’aime bien voyager…

Publié le par Louis Sipher

Et oui, j’aime bien, et puis en plus, ces derniers jours, il n’y a que dans les halls d’aéroport que je trouve le temps de taper des billets pour mon blog – pas des billets d’avion, hein, ni des billets doux, et encore moins des billets de banque.

 

Je patiente donc dans le hall de l’aéroport de Pointe à Pitre – le Raizet, pour le vol qui va me conduire au salon nautique à la porte de Versaille, via Orly. Nous sommes le dimanche 3 décembre 2006. J’ai encore eu une matinée un peu chargée, laissez moi vous la conter…

 

Evidemment en retard dans ma préparation logistique, il m’a fallu retourner au bureau ce matin pour récupérer tout un tas de documents dont j’aurais besoin au salon. Vous devez également savoir qu’un certain nombre de mes bateaux sont dehors, loués à l’heure qu’il est. 2 en fait. Nous les appellerons pour les besoins de la description bateau A et bateau B  Evidemment, aucun client ne se doute que je serais absent cette semaine – je reviens vendredi… Ca veut dire qu’aucune assistance technique ne sera possible entre dimanche et vendredi. C’est vers 11 heures que les choses se gâtent : bateau A appelle la hotline. Toilette bouchée sur la route de St Barth. Bien, je décolle à 15 heures pour P à P. J’ai au moins 1 heure de boulots divers à effectuer au bureau, comment diable vais-je régler ce problème ?

 

1er mensonge : je ne suis plus sur l’ile, mais justement à St Barth. Pas de chance, nos routes se croiseront. 1er mensonge afin que bateau A continue vers St Barth, et surtout qu’il ne rebrousse pas chemin vers le caillou (puisque je ne serais pas la…). Je contacte mon fidele Laszlo Carredas (Laszlo, c’est son vrai prénom, Carredas, c’est Hergé), citoyen hongrois de son état, et résident permanent de St Barth : « Lasz, bateau A a bouché ses toilettes, ils seront chez toi vers 16 heures. Trouve les, monte à bord, débouche les toilettes, envoie moi la facture ». Problème réglé.

 

Assez content de la manière magistrale avec laquelle j’ai réglé le problème, je vérifie machinalement mes horaires de départ – il est midi bien pétante. Voila ce que je lis sur mon billet : départ du caillou vers Pointe à Pitre à 1h50P. Un doute m’assaille. 1h50p, ne serait ce pas la façon anglo-saxonne de dire 2 heure moins dix ? Et moi bougre d’andouille, mon stupide esprit latin n’aurait il pas lu 15h00 au lieu de 1h50p ? Et bin si. Avouez que ca prête à confusion… Bref, tout à coup, je pars 1 heure plus tôt que prévu… Ca veut dire que je dois être à l’aéroport au plus tard dans les 50 minutes qui suivent…

 

Inutile de vous dire que ma valise n’est pas faite, qu’il y a une montagne de vaisselle dans l’évier, et que, cerise sur le gâteau, toute ma lessive est sur le fil dans le jardin. En dernier lieu, faut savoir qu’il y a plus ou moins 20 minutes de route entre le bureau et chez moi, et encore 30 minutes entre chez moi et l’aéroport… Ai-je besoin de décrire le trajet bureau – maison ? Je crois que c’est inutile. Je passerais également sur l’épisode je ramasse le linge, je lave la vaisselle, je prépare ma valise. Le meilleur qualificatif qui me vienne à l’esprit serait : pathétique.

 

C’est à 13 heures que j’atteins finalement le comptoir d’enregistrement, haletant et en sueur… L’employé a la gentillesse de m’annoncer que nous décollerons finalement à 15h00. Le vol a été retardé…

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Publié dans Yo Lo Digo

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